Santé du Chien - Conseils et infos PACA 06

Opération de la cataracte chez le chien

Journal de bord de notre Pénélope, Boston terrier de 11 ans

 

Le 10 février 2011, Pénélope, qui avait quasiment perdu la vue depuis quelques temps déjà, a été opérée de la cataracte. Il faut dire que la miss avait toujours été très active et que cette perte d'autonomie semblait affecter son moral puisque fatalement, elle dormait beaucoup plus qu'auparavant et partageait moins de choses avec nous-mêmes mais aussi avec les autres chiens avec qui elle ne jouait presque plus. Certes, nous lui avions appris quelques petites choses, qui lui permettaient de continuer de se promener ; notamment le terme "hop" qui lui indiquait qu'il y avait un obstacle. Elle nous faisait alors confiance et sautait mais les balades n'avaient plus la même saveur...

Voici une photo de Pénélope en promenade, une semaine avant l'opération. Son regard est forcément figé quand elle saute l'obstacle à notre demande...


 

Voici une photo des yeux de Pénélope la veille de l'opération :

On voit que la cataracte est plus prononcée sur l'oeil droit (à gauche sur la photo). Par chance, les examens réalisés par le vétérinaire en janvier ont révélé que l'oeil droit, bien que le plus atteint, devrait mieux réagir que le gauche à l'opération. Nous la ferons donc opérer de celui-ci en priorité.


10 février 2011 : Jour J - L'opération

Voici un petit diaporama de son opération :

Attention : certaines images de chirurgie de l'oeil peuvent être de nature à choquer les plus sensibles.

 

L'opération s'est bien passée. Rassurés, nous récupérons notre Pouch Pouch à 15h30. Elle est déjà bien éveillée et a charmé toute la clinique vétérinaire. :)

 

 

Pénélope à son retour à la maison, le soir de l'opération :

Son oeil est encore légèrement clos.

 

Mais à table le soir de l'opération, tout va déjà mieux et Pénélope attend le repas !... :)


J+1 - 1ère visite post-op le lendemain de l'opération :

Dès le lendemain matin, son oeil est grand ouvert et les rougeurs largement atténuées. La 1ère visite post-op' à J+1 a donc permis de vérifier que tout allait bien et que Pénélope avait déjà récupéré une certaine vision dans la mesure où elle est maintenant capable de suivre un mouvement et de "réagir à l'agression" lorsqu'on approche un doigt de son oeil.

La prochaine visite chez le vétérinaire aura lieu à J+8 et permettra de s'assurer de l'évolution générale de l'oeil ainsi que de la cicatrisation.

Nous vous tiendrons au courant via cette page de l'évolution de la miss, en espérant qu'elle pourra bientôt courir et nager, comme elle le faisait par le passé...

 

J+8 - 2ème visite post-op 1 semaine après l'opération :

Notre Ti Pouch va beaucoup mieux, son oeil est superbe, grand ouvert et sans aucune rougeur. Pénélope suit bien nos mouvements et a retrouvé son entrain un temps perdu. Malgré le mauvais temps, elle reprend plaisir aux ballades et trotte gaiement. Il est évident qu'elle n'est plus dans le noir quand on la voit contourner allègrement les obstacles. Au moment de mettre les gouttes dans son oeil, matin et soir, Pénélope lève gentiment la tête et attend sans bouger. A croire qu'elle sait que ça lui fait du bien. Et puis, lorsque nous avons mis les 3 gouttes du matin et les 4 du soir, notre Pouch Pouch a droit à un morceau de brioche, ce qui n'est pas pour lui déplaire!... :) La seule chose qui l'ennuie encore est sa collerette qui la gêne au quotidien et l'empêche de renifler comme elle le souhaiterait dans la rue.

15 h : Nous nous rendons à la clinique vétérinaire pour la 2ème visite de contrôle post-opératoire. Dans la salle d'attente, l'assistante vétérinaire vient saluer Pénélope et admirer son oeil, non sans plaisanter sur le fait que notre Pouch Pouch est devenue une star du net depuis son opération ! ;) Le Docteur Van Wayenberge est lui aussi satisfait de l'évolution des choses. L'oeil de Pénélope réagit très bien et sa tension est bonne, ce qui est important au regard du risque de glaucome, inhérent à ce type d'intervention, en particulier chez les brachycéphales. Pénélope repart donc sans sa collerette et libérée de sa goutte quotidienne de Mydriaticum... Restent encore 6 gouttes par jour de différents collyres mais ce n'est pas très contraignant et surtout, cela se voit compenser par un peu de brioche! ;) Je sens notre Pouch Pouch heureuse et légère sans sa collerette. Et, le retour du soleil aidant, elle trottine joyeusement jusqu'à la voiture. :)

Nous sommes très heureux et émus de la voir rajeunir ainsi en si peu de temps. Mais nous vous montrerons bientôt tout cela en images et vidéo...

 

J+30 - 3ème visite post-op 1 mois après l'opération :

Pénélope va très bien et le Dr Van Wayenberge est très satisfait de l'évolution de son oeil. Elle réagit très bien aux stimulations, sa tension oculaire est parfaitement normale et le risque de glaucome post opératoire semble désormais pouvoir être écarté. Dorénavant, Pénélope n'aura plus qu'une goutte d'Ocufen matin et soir, les autres collyres, originellement prévus pour 3 mois, sont supprimés.

 

Pénélope reprend une vie normale...

Nous l'avions un temps mise à l'écart des autres chiens pour éviter que Réglisse ne lui lèche les yeux ou qu'elle ne se blesse en jouant. Cette phase de convalescence est enfin finie et la miss reprend goût aux balades... Elle a même rencontré Caid, son arrière petit fils, pour une petite promenade...


 

 

 

 

 

 

En balade, Pénélope a définitevement retrouvé son indépendance et nous ravit chaque jour de sa joie de vivre. Mais je crois que cette photo est plus parlante que les mots...

Vous souhaitez en savoir plus sur Pénélope ? Visitez sa page... ici


 

 


L'alimentation du chien

L’alimentation du chien

 

aliments / nourriture interdite chien

 

Dans le cadre se ses activités de conseil auprès de l’AMID'AL (Association de protection du dogue allemand) et pour répondre à vos interrogations concernant la nourriture la plus adéquate pour votre animal, notre éducateur canin, Fred Villaume, a rencontré, à Nice, le Dr. Bertrand Plattner, vétérinaire diplômé.

 

 

F.V. : Bonjour, en tant que vétérinaire, quel type d’ alimentation conseillez-vous : domestique ou industrielle ?

 

Dr. Plattner : J’ai une préférence pour l’alimentation industrielle de bonne qualité qui est plus facile à doser,  à stocker et à conserver ; en plus d’être plus économique, complète et bien équilibrée. En effet, l’équilibre des repas est essentiel surtout pour un chiot et  notamment chez les grandes races telles que le dogue allemand.

 

 

F.V. : Faut-il préférer une alimentation humide ou sèche ?

 

Dr. Plattner : Il est important de penser à regarder avant tout la qualité des produits, mais a qualité égale, peu importe que ce soit sec ou humide, sauf problème pathologique, rénaux notamment, ou l’alimentation humide est préconisée (boites).

 

 

F.V. : Faut-il donner de la viande fraîche à un chien et si oui, de quelle sorte ?

 

Dr. Plattner : Si vous donnez une alimentation industrielle complète de bonne qualité, il n’est pas nécessaire de compléter le repas avec de la viande ou quoique ce soit d’autre.

Par contre, si vous nourrissez votre chien avec une alimentation domestique, il est essentiel d’incorporer de la viande dans la composition du repas.

Effectivement, il ne faut pas oublier que le chien est un carnivore stricto sensu, comme en témoigne la longueur de son intestin.

Pour le type de viande, il est vrai que l’agneau est peu allergisant et le poisson, chargé en oméga 3. Mais au final, sauf problème particulier propre à chaque animal, peu importe la viande choisie, dès l’instant où la qualité est au rendez-vous. Par exemple, pour la viande rouge, ne pas donner de déchets (viande trop riche en tendons et / ou trop grasse, mais le muscle pour ses qualités nutritives).

Les protéines sont onéreuses, surtout pour nourrir des grandes races, il est donc difficile d’utiliser la viande fraîche ; de plus, il convient de faire attention aux excès de viande (très riche en  phosphore) qui augmentent le risque de dysplasie, du a un rapport Phosphocalcique (Ca /P) déséquilibré.

  

 

F.V. : Quelles sont les composantes à prendre en considération pour une bonne alimentation ?

 

Dr. Plattner : L’âge, le poids et l’activité sont des paramètres importants à prendre en considération.

Il faut faire attention aux taux de protéines, de matières grasse et glucides  ainsi qu’au rapport calcium / phosphore, aux vitamines et aux Oligo-éléments.

Il est donc important de prendre conseil auprès d’un vétérinaire averti ou d’un professionnel compétent dans ce domaine.

 

 

F.V. : Est-il recommandé de varier l’alimentation du chien ?

 

Dr. Plattner : Non, un chien doit avoir un régime constant (le carnivore doit avoir une alimentation la moins variée possible tout en étant équilibrée), ce qui permet de déceler, voire d’éviter les problèmes digestifs et les allergies notamment.

 

 

F.V. : Comment organiser les repas dans le temps ?

 

Dr. Plattner : Pour un adulte, je préfère un repas unique, le soir, avec une très faible activité physique après le repas, pour éviter les torsions d’estomac : c’est une règle d’or pour tous les chiens dépassent la taille du labrador.

Pour les chiots de grande taille, 3 repas par jour sont nécessaires jusque l’âge de 6 mois, puis 2 repas quotidiens jusqu'à l’âge adulte (environ un an et demi).

Bien entendu avant et après le repas, il convient d’éviter jeux et excitation.

 

 

F.V. : Comment doser l’alimentation ?

 

Dr. Plattner : Suivre les indications prescrites sur l’emballage par le fabriquant tout en gardant à l’esprit qu’elles sont données à titre indicatif. Il faudra ensuite moduler le dosage en fonction de l’activité du chien et de son poids (Pesée à faire très régulièrement). Mieux vaut sous-doser que surdoser la quantité d’aliments. J’avoue que c’est difficile à appliquer, mais la longévité en dépend.

 

 

F.V. : Quels problèmes de santé peut engendrer une mauvaise alimentation ?

 

Dr. Plattner : L’alimentation est primordiale et se trouve très souvent à la source de  problèmes variés. Ils sont nombreux pendant la croissance articulaire des grandes races  et,  pour toutes les races, l’obésité guette (nous sommes en train de rattraper les américains (pour les hommes et  les animaux).

Les problèmes sont variés : digestifs (vomissements, diarrhées), allergies, et intolérances alimentaires, cardiaques, hépatiques et rénales à plus long terme, dermatoses, etc.

Les excès ou les erreurs alimentaires, à plus ou moins brève échéance, fournissent une grande partie du travail du vétérinaire !

 

 

F.V. : D’un point de vue allergique quel sont les aliments à éviter ?

 

Dr. Plattner : Aucun n’est à éviter. Un chien peut être ou devenir  allergique à tout moment, même à l’agneau et au riz réputé peu allergisants! Une allergie n’apparait qu’au bout de quelques mois voire plusieurs années.

Pour éliminer celle-ci, on peut passer le chien sous une alimentation totalement nouvelle pour lui afin d’être certain de régler le problème (ex : viande de cheval (très peu utilisée pour des raisons de convenance) ou kangourou, autruche, bison… Mais c’est aberrant car ce sont des protéines difficiles à trouver), poissons autre que thon : (pas facile à trouver dans nos régions!)  Avec des  lentilles ou du tapioca). De nombreuses marques d’aliments industriels proposent des aliments à visée thérapeutique pour régime d’élimination. Attention à la qualité et bien décrypter l’étiquette !

Autre solution : Ne donner qu’une seule source de protéine (poulet ou bœuf ou porc pendant 2 mois minimum avec riz et un légume… Le résultat est souvent spectaculaire, sauf manque de chance sur la protéine choisie, le riz ou le légume.

Règles d’or :

- Ne pas changer d’alimentation pendant au moins 2 mois sauf problème nouveau grave

- Attention à toutes les retombées de table, volontaires ou non : l’allergie n’est pas une question de quantité, ni de fréquence ! Veiller à ne pas être maladroit (!) en laissant tomber : miettes de pain, biscuits, croûtes de fromage, etc. Et gare aux amis, à la famille : soyez diplomates  et ne vous fâchez pas avec eux, mais expliquez le pourquoi de cette interdiction absolue... Bon courage !

Nb : Bien-sûr ce régime est déséquilibré, mais le chien adulte peut le tolérer plusieurs mois avant le début de troubles qui disparaîtront rapidement avec une correction adéquate.     

 

 

F.V. : Peut-on donner des os à un chien ?

 

Dr. Plattner : Les os sont déconseillés en général pour les problèmes de santé qu’ils peuvent engendrer, notamment les obstructions œsophagiennes, les occlusions intestinales, les gastrites ou constipations tenaces. Ils n’apportent pas d’éléments nutritifs assimilables rapidement, et ne satisfont que momentanément le chien et son maître, heureux de voir son chien se régaler, mais la chute est souvent sévère et ce, au détriment du chien et du porte monnaie du maître ! (Douleur et inconfort de l’animal, lavement difficile à pratiquer et dans des cas plus rare une opération est nécessaire).

 

 

F.V. : Comment réduire ou éliminer les gaz chez le chien ?

 

Dr. Plattner : Les gaz sont généralement dus à une fermentation d’un excès de céréales, ou de graisses de mauvaise qualité. Il convient donc de modifier la nourriture.

 

 

F.V. : Pour finir un fabriquant travaille actuellement sur une alimentation contenant de la chlorophylle afin de favoriser une haleine fraiche.

Qu’en pensez-vous ?

 

Dr. Plattner : Pourquoi pas, si ca marche ! En effet, le chien n’ayant plus la possibilité de déchiqueter ses proies, il faut compenser. On peut donc nettoyer les dents de son chien, soit en les brossant manuellement, soit en lui donnant des choses à mâcher (Os en peau, cartilage d’oreille de porc ; ou encore en utilisant des enzymes spéciales, des algues ou de la chlorophylle pour masquer la mauvaises haleine). Demandez conseil à votre vétérinaire.

 

 

Conclusion :


 Qui veut voyager loin ménage sa monture : Ce vieil adage peut s’appliquer dans beaucoup de domaines  dont l’alimentation : être rigoureux en optant pour une nourriture de bonne qualité, que le chien supporte bien, ne pas la changer et ne donner aucun supplément en dehors de son repas. Pour les récompenses et le relationnel avoir toujours avec soi  une croquette de l’aliment   t utilisée et  prodiguer des compliments verbaux ou des caresses fortement  appréciés par votre chien.